LA NÉCESSITÉ DE FAIRE ACCEPTER LE FAIT HISTORIQUE

De nombreuses personnalités de haut rang entretiennent des contrevérités sur la question Harki. Ces contrevérités sont un frein à la résolution de la question Harki. Le temps est venu de les exposer publiquement ainsi que leurs auteurs.

Pierre Messmer

Lorsque le 12 mai 1962 Pierre Messmer Ministre des Armées Françaises a envoyé son Télégramme : « Il me revient que plusieurs groupes d’anciens harkis seraient récemment arrivés en métropole./… primo d’effectuer sans délai enquête en vue déterminer conditions départ d’Algérie de ces groupes incontrôlés et sanctionner officiers qui pourraient en être à l’origine. » à Louis Joxe Ministre d’état principal négociateur du Traité des accords d’Évian (ONU 11239 / France TRA19620009) pour empêcher les Harkis de venir en France, il a engagé la responsabilité de la France et l’a reconnu le 23 mai 1962.

Louis Joxe

Lorsque le 15 juillet 1962 Louis Joxe Ministre d’état de la France a envoyé son Télégramme : «…/…Les supplétifs débarqués en métropole…/… seront renvoyés en Algérie…/… Il conviendra d’éviter de donner la moindre publicité à cette mesure. », pour renvoyer sur leur territoire d’origine les Harkis, chaque fois qu’ils arrivaient en métropole, il a engagé la responsabilité de la France.

Pompidou

Lorsque le 21 juillet 1962 le gouvernement Français de Pompidou a adopté l’ordonnance 68.825 qui en son article 2 disposait que « les personnes de statut civil de droit local peuvent EN FRANCE se faire reconnaitre de nationalité Française. » La responsabilité de la France pour empêcher des populations harkis de faire valoir leur droit à la nationalité sur leur territoire d’origine est engagée.

La France

En ne saisissant pas la Cour Internationale de Justice lorsque les populations Harkis ont été victimes de massacres, d’exactions, de spoliations Postérieurement à la signature du traité des accords d’Évian, la France a engagé sa responsabilité.

Le principal objectif de la France étant incontestablement de préserver ses intérêts géostratégiques, et nul doute qu’elle a sacrifié les populations Harkis en toute connaissance de cause.

En refusant au long de l’histoire d’admettre sa responsabilité et de reconnaître les préjudices nationaux et transnationaux des populations Harkis et de les indemniser à leur juste valeur selon un processus équitable et juste, la France a divisé les populations Harkis, les a précipité dans la misère matérielle et morale provoquant des mal-êtres, des suicides, des échecs, les empêchant de se réadapter, de se reconstruire, voir de s’enraciner.

Le World Harki Congress entend rappeler les responsabilités et alerter les autorités sur leurs obligations morales et judiciaires.

Infléchir le statu quo

Depuis 1962 la France refuse d’adopter une attitude volontariste pour résoudre la question Harki. Le World Harki Congress entend peser de tout son poids pour infléchir ce statu quo préjudiciable aux populations Harkis.

L’exemple de l’Allemagne

Dans les années qui viennent les populations Harkis et leurs descendants ne devront avoir de cesse de peser jusqu’à la résolution juste et équitable des préjudices pour les vivants et pour ceux qui ne sont plus. Elles devront s’inspirer de la « Conférence of Material Claims Against Germany » de Nahum Goldmann en vue d’obtenir réparation. Elles ne devront avoir de cesse de peser jusqu’à ce que justice soit aussi rendue aux travailleurs civils ou militaires exploités en France qui n’ont pas été dédommagés ni pour leur travail, ni par leur retraite, en prenant exemple sur le fond crée en 2001 par l’Allemagne pour indemniser les travailleurs forcés.

Négocier

Le World Harki Congress entend négocier avec L’Algérie et la France pour dresser les critères à même de déterminer qui doit être considéré comme Harki au regard de l’histoire.

Le World Harki Congress entend également négocier avec L’Algérie et la France pour l’obtention d’un statut de nationalité Française et Algérienne qui soit inscrit dans les constitutions respectives afin que les Harkis et leurs descendants puissent visiter les terres de leurs ancêtres, s’y établir, y investir, sans contraintes spécifiques ni visa.

Le World Harki Congress entend aussi négocier avec L’Algérie et la France pour que toutes les indemnisations financières, matérielles, et que les transmissions familiales de patrimoine entre Harkis, soient exempts de taxes ou d’impôts pour six générations à partir de la date de la signature de l’accord.